Notre vision

Démocratisons la communication et réimaginons les richesses du monde

Apporter une réponse politique aux dérives de la société de communication est devenu nécessaire. La réorganisation des moyens d’information et de communication est inévitable, et sa méthode doit être discutée et tranchée par débat démocratique.


Dans ce contexte, une analyse citoyenne des enjeux de communication des personnes morales doit contribuer à penser la société de la communication de demain, et les réformes indispensables pour la voir émerger.

(Extraits choisis du texte fondateur de Communication et démocratie)

Le secteur de la communication a été accaparé par de grands intérêts industriels et commerciaux qui, dans un contexte de dérégulation, commandent et financent des campagnes d'influence qui peuvent être néfastes pour la collectivité. Dans ce contexte, les activités contemporaines de l'industrie de l'influence nous contraignent à suivre une trajectoire économique et sociale non souhaitable, nuisible à l'environnement, aux équilibres planétaires et à notre propre bien-être individuel et social ; elles contribuent aussi à affaiblir notre capacité collective à apporter des solutions à ces problèmes et à changer de modèle, sans même que ces activités soient publiquement questionnées et débattues, comme l'exigerait un véritable processus démocratique.

Apporter une réponse politique aux dérives de la société de communication est devenu nécessaire. La réorganisation des moyens d'information et de communication est inévitable, et sa méthode doit être discutée et tranchée par débat démocratique. Dans ce contexte, une analyse citoyenne des enjeux de communication des personnes morales doit contribuer à penser la société de la communication de demain, et les réformes indispensables pour la voir émerger.

L’association Communication et démocratie est née dans cet esprit : en rassemblant des personnalités qualifiées sur ces sujets, elle se veut un véritable lieu de débat critique des enjeux politiques de la communication, d’animation des débats publics sur le sujet, et d’élaboration de propositions à défendre auprès des décideurs politiques.

L'association Communication et démocratie - « CODE » - est née dans cet esprit : en rassemblant des personnalités qualifiées sur ces sujets, issues de diverses disciplines universitaires, du secteur de la communication et des médias, et de la société civile, ainsi que des personnes disposant d'une variété de compétences utiles à son objet social, l'association vise à offrir un espace d'analyse indépendant de haut niveau. Elle se veut un véritable lieu de débat critique des enjeux politiques de la communication, d'animation des débats publics sur le sujet, et d'élaboration de propositions à porter dans l'opinion et à défendre auprès des décideurs politiques et institutionnels.

Son action doit contribuer à ré-imaginer une société de la communication au service des peuples, de l'émancipation culturelle et de la préservation de la planète, dans laquelle la communication des entreprises et de la société civile participe à la transition écologique et sociale. Son action s'inscrit plus largement dans le processus de respiration démocratique dont ont besoin nos sociétés contemporaines pour transformer nos modes de production, nos modes de vie et, par conséquent, pour faire évoluer nos structures politiques.

Des réformes institutionnelles sont ainsi devenues nécessaires pour rénover les mécanismes de démocratie représentative et structurer les mécanismes de démocratie directe. Mais il faut aussi aujourd'hui des politiques publiques, économiques et culturelles qui permettent à la
société civile organisée et aux mouvement sociaux de nourrir activement le débat public et politique. La démocratisation des moyens de communication doit conduire à la recomposition de la sphère informationnelle dans laquelle évolue l'humanité, pour enrichir le substrat culturel qui l'alimente au quotidien. Ce faisant, cette politique se présente comme une invitation à ré-imaginer les richesses du monde.

L'association entend articuler son combat, pour la régulation des activités de communication des grandes entreprises, avec les luttes en cours pour la responsabilité des maisons-mères vis-à-vis des conséquences de leurs activités industrielles et financières, et pour la transparence et la régulation de leurs activités de lobbying institutionnel.

Elle soutiendra l'évolution des normes entourant la responsabilité sociale des entreprises dans la mesure où celles-ci ne se substituent pas aux faiblesses de l'intervention par les pouvoirs publics.

Elle inscrira son travail sur les enjeux de régulation des activités de communication dans les problématiques plus larges de protection de l'environnement et des consommateurs, de réformes démocratiques des médias, de développement d'un internet libre et d'une technologie numérique respectueuse des individus.