Notre mission

Analyser et proposer des solutions sur les enjeux de communication

Démocratriser la communication et l'influence passe par l'encadrement des communications des grandes entreprises et le soutien de celles des ONG.
Pour cela, nous défendons 5 grands axes politiques : la formation des acteurs clés aux enjeux de la communication, la transparence des activités, l’encadrement des produits, des pratiques et des supports, la régulation des contenus, et la redistribution des moyens de production et de diffusion des discours.

(Extraits choisis du texte fondateur et de l'appel de Communication et démocratie).

La communication est un outil précieux que toute société doit efficacement mettre au service de la circulation du débat social, politique et culturel. Mais cet outil est aujourd’hui dévoyé. Le secteur de la communication a été accaparé par de grands intérêts industriels et commerciaux qui, dans un contexte de dérégulation, commandent et financent des campagnes d’influence qui peuvent être néfastes pour la collectivité.

Les règles pour lutter contre les dérives des techniques d'influence sont insuffisantes, et celles qui existent ne sont pas toujours appliquées. Apporter une réponse politique aux dérives de la société de communication est devenu nécessaire.

L'association Communication et démocratie réunit des professionnels de la communication et des médias, des universitaires et des responsables associatifs unis par la conviction qu'une politique active doit être engagée afin de réguler les activités de communication et en redistribuer les moyens.

Une telle politique s'appuie au moins sur cinq grands axes. A court terme, elle requiert de :

  • Restreindre, voire interdire, les pratiques de communication les plus problématiques(dissimulée, intrusive ou polluante), y compris la publicité pour des produits dont la consommation à grande échelle est néfaste pour l'environnement ou la santé publique ;

  • Réguler sérieusement les contenus des discours des grandes entreprises. Les mécanismes d'autorégulation par les industriels ont montré leurs limites et les pouvoirs publics doivent désormais faire avancer la lutte contre l'incitation au gaspillage et le blanchiment d'image ;

  • Imposer une plus grande transparence sur la variété des méthodes d'influence, de l'accès public aux données sur les campagnes de communication commerciale à la déclaration des activités de lobbying 360° auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

À plus long terme, deux grands chantiers doivent également être engagés. Il s'agit de :

  • Redistribuer l'accès aux moyens de communication aujourd'hui accaparés par les grands intérêts économiques, en faveur de la visibilité des discours de la société civile. Pour cela, les réformes du marché publicitaire doivent s'articuler avec une politique de soutien à l'indépendance et la pluralité des médias ;

  • Former et sensibiliser les (futurs) professionnels et soutenir celles et ceux qui s'engagent dans le secteur associatif, pour leur permettre d'inventer l'éthique de communication appropriée à la singularité des discours citoyens.